La pêche à Saint-Estèphe

L’art de la pêche est à Saint-Estèphe une véritable culture pratiquée avec mesure pour le respect des différentes sortes de poissons qui vive dans le Gironde.

LE CARRELET
Cet élégant échassier, juché sur de longs pieux en acacia, le ponton s’avance sur le fleuve, équipé d’un filet carré et surmonté d’une cabane en bois.
C’est un patrimoine local à fleur d’eau, ce nom carrelet qui désigne à al fois la cabane sur pilotis, le filet et un poisson. Beaucoup d’amis et en famille se retrouvent afin d’y pêcher et aussi partager le bonne table et y faire braiser des sarments et faire la savoureuse entrecôte… en toute convivialité. Une seconde maison au bord de l’eau….

L’ESTUAIRE
Naviguer et pêcher sur le plus grand estuaire d’Europe et traverser ses paysages offrent des émotions intenses. Une ambiance particulière, une lumière envoûtante, quelque chose de mystérieux, comme une impression de toute-puissance de la nature mais aussi de sérénité. Percer les énigmes de l’estuaire demande du temps.
Sa beauté farouche questionne autant qu’elle fascine. Elle vous submerge d’abord par son étrangeté. Magnifique entrelacement de terre et d’eau, de stabilité de mouvement, de couleurs vives et pastel, l’assemblage de ses contraires déconcerte.

Une petite idée de tous les poissons qui font la richesse de l’estuaire.

CREVETTES : Ces crustacés, appelé aussi « esquires » dans notre région, sont en très forte régression. Ils se pêchent du printemps jusqu’à l’hiver.

LAMPROIES : Ces poissons, à la bouche en forme de ventouse, étaient déjà appréciés au Moyen-âge. Elles se pêchent depuis le mois de mars jusqu’au 15 mai.

ALOSES : Elles sont également en baisse. C’est un poisson migrateur, dont la pêche est interdite dans l’estuaire de la Gironde depuis 2008. Sa chair, malgré de nombreuses arêtes, est fort appréciée. Il existe également des « aloses feintes », que l’on nomme ici « la Gate »

ANGUILLES : Elles sont présentes dans nos eaux environ 8 mois dans l’année, mais sont aujourd’hui elles aussi en très forte régression. Ce sont des poissons fort prisés dans le monde entier, et qui sont victimes de la sur pêche, de la pollution et de perturbations endocriniennes.

MULES (ou mulets) : Ils sont présents toute l’année

CARRELETS (ou plies) : Poissons plats qui étaient, il y a encore quelques temps, présents toute l’année sur l’estuaire. Aujourd’hui, ils ont presque disparu, et la pollution fait qu’un changement de sexe s’effectue sur ces poissons. Aujourd’hui, les mâles se raréfient encore plus que les femelles.

MERLANS : Ce poisson argenté se trouve de novembre à mars, essentiellement à l’entrée de l’estuaire.

EPERLANS : Ce poisson, de la famille du saumon, qui faisait le bonheur des amateurs de petites fritures il y a encore deux décennies, est devenu presque introuvable aujourd’hui.

SOLETTES : Celles que l’on trouve dans l’estuaire sont vraiment des poissons encore très jeunes, de petite taille.

ESTURGEONS : Ces poissons sans écailles, à la tête prolongée d’un museau, sont très rares, et leur pêche est interdite. Ils donnaient le fameux caviar de Gironde.

BARS : Ces poissons à la chair délicate, fort appréciés des gastronomes, sont présents au printemps et en été.

PIBALES (ou civelles) : Il s’agit de l’alevin de l’anguille, qui vient de la mer des Sargasses afin de devenir adulte dans nos eaux. Elles sont aussi en très forte baisse. On peut les trouver du 15 novembre au 1er avril. C’est un mets fort prisé, dont le prix atteint aujourd’hui des sommets.


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