Les hameaux

La commune de Saint-Estèphe est composée de plusieurs hameaux dont vous trouverez les origines ci-dessous.

Saint-Corbian

Hameau le plus au nord de Saint-Estèphe. Il est traversé par la route départementale n°2, et comporte 4 rues : le chemin de Domino, la rue du pigeonnier, la rue de Pigot, et la route du vieux moulin (rd 2).
Un magnifique pigeonnier ancien (rue du pigeonnier…) et une fontaine (en bas de la rue de Pigot) sont les principaux attraits de ce village, situé sur des sols de types graveleux , puis sables graveleux et calcaires argileux. Saint Corbian est séparé de Saint Seurin de Cadourne par le chenal de la Calupeyre, qui se prolonge jusqu’à Saint Germain d’Esteuil et par lequel on peut accéder jusqu’au site gallo-romain de Brion, qui serait peut-être la fameuse Noviomagus.
Le nom « Saint-Corbian », quant à lui, fait peut-être référence à un saint qui n’existe pas. Corbian serait en effet une déformation de Colomban, qui était un saint irlandais du VIe siècle, qui a évangélisé la Bretagne.
Son nom aurait été choisi dans notre village en référence à Saint Clair, auquel le Médoc était particulièrement attaché, et qui fut le 1er évêque de Nantes, d’où, là encore, une référence certaine à la Bretagne.
Une autre hypothèse peut être formulée pour l’origine de ce nom : Corbian peut en effet venir de courbian, qui voudrait dire « fin des marais ». Saint-Corbian étant situé sur la dernière croupe avant le palus, cette solution reste plausible.
Mais pourquoi Saint ?

Pez / l’Hereteyre /le Paluda

Pez est un hameau traversé par la route départementale n°2, et qui compte 2 rues : la rue de la croix de Pez et la route des ormes, ainsi que la place des bouchers. Pez signifie pied (pès). Le pied romain mesurait alors 4 palmes et 16 pouces (0,296 m).
L’Hereteyre est un hameau qui relie, depuis Pez, le Paluda puis Aillan, par la route de l’Hereteyre. Ce mot, qui vient de l’occitan, signifie très certainement « le ferrailleur », ou quelque chose d’avoisinant.
Pez, comme l’Hereteyre et le Paluda, sont situés sur des sols calcaires et calcaires argileux.

Le Bourg / Roubaneyre / le Port

Le bourg est bien évidemment le point central de la commune. Situé sur une hauteur, il comporte les rues suivantes : l’avenue de l’estuaire, la rue des vignerons, la rue de Ségur, la rue Maurice Gorry, la rue du Levant, la rue des 4 vents, la rue de Capbern, la rue de la tonnellerie, la rue de Calon, la rue des Plantiers Roses, la rue du Maquis de Vignes Oudides, la rue Michel Audoy, la rue des martyrs de la résistance, la rue du 19 mars 1962, la rue de la liberté, la rue du 11 novembre 1918, la rue du commerce, l’impasse Robert, ainsi que la place des anciens combattants (place de l’église).
Le principal attrait du bourg de Saint-Estèphe est son église. Bâtie sur les murs de la vieille église romane du IXe siècle, dont il subsiste encore certaines ouvertures, l’église Saint-Etienne a été reconstruite à partir de 1764, sous les ordres de l’abbé Marc-Antoine Lalanne.
Le clocher a, lui, été édifié vers 1855, et les orgues terminèrent l’installation en 1892. Elle est somptueusement ornée (retables, tableaux, etc.), dans un style baroque qui en fait un édifice reconnu comme l’un des plus beaux de toute la région.
Le cimetière, situé à proximité du stade, à la sortie du bourg, est lui aussi considéré par les professionnels comme l’un des plus beaux de toute la Gironde. Il n’est pas rare que des touristes viennent visiter ce lieu.
Roubaneyre est certainement le quartier le plus récent de la commune. Composé de 3 rues, la rue du merlot, la rue du malbec et la rue du cabernet, il regroupe environ 70 maisons bâties en 1970. Celles-ci ont été construites au départ dans le but de loger les ouvriers de la raffinerie Shell, située à cheval sur les communes de Saint-Estèphe et Pauillac. Le nom Roubaneyre viendrait peut-être de Romaneyre, « chemin des pèlerins pour Rome ». On sait en effet que Saint-Estèphe était jadis un lieu de passage, voire de départ, fréquenté pour les pèlerinages en partance pour Saint Jacques de Compostelle et même pour Rome.
Le Port, quant à lui, a aujourd’hui cessé toute activité maritime. Il a pourtant été, il y a près d’un siècle, un lieu particulièrement vivant. En effet, le transport du vin se faisait jadis le plus souvent par bateau, ce qui faisait de ce lieu le centre névralgique de la commune. Le port de Saint-Estèphe abrite chaque année une foire, et ce depuis plusieurs siècles. L’origine de cette foire fut le passage, chaque année, des pèlerins pour Saint Jacques de Compostelle, ce qui a attiré de nombreux marchands. La « Foire de la Chapelle » a ainsi été créée, et ainsi nommée en référence à la Chapelle du port, aujourd’hui privée, mais qui était jadis l’une des églises de la commune, appelée Notre-Dame-Entre-Deux-Arcs, et qui a été utilisée comme telle jusqu’au XVIIe siècle. Elle a été détruite au XVIIIe siècle, afin que ses pierres servent à bâtir l’actuelle église, et il ne subsiste aujourd’hui qu’une petite chapelle. Sa notoriété fut acquise essentiellement après le départ des anglais de Guyenne, car il était alors interdit aux navires marchands anglais de remonter l’estuaire au-delà de Notre-Dame-Entre-Deux-Arcs, et ils s’arrêtaient donc à Saint-Estèphe pour se rapprocher au maximum de Bordeaux.

Canteloup / Picard

Canteloup (l’endroit où chante le loup en occitan) est un hameau situé près du Bourg et qui, comme Picard, est traversé par la rd 2 E3. Celle-ci se nomme alors la route des châteaux, pour devenir par la suite la rue de la Mairie. On peut également traverser, à Canteloup, le chemin des érables, le chemin de l’ormeau et la rue des écoles, et à Picard l’impasse Picard, le chemin de la Lambette, la route de la Lambette, le chemin du Comte, le chemin de Fontaugé et le chemin de Papounan.
Ces hameaux sont situés sur des sols de type graveleux. La Mairie de Saint-Estèphe se trouve à Canteloup. Il s’agit de l’ancien Château Canteloup, cru particulièrement réputé dès le Moyen-Age, et racheté dans les années 50 par la municipalité, La famille Canteloup a été fort célèbre au XIVe siècle : Arnaud de Canteloup, cousin du Pape Clément V, était ministre des finances de la papauté. L’école primaire est également située à proximité de la Mairie depuis 1957.

Lavillotte / les Pradines / Troupian

Les Pradines, puis Troupian et enfin Lavillotte sont les 3 hameaux situés les plus à l’ouest de Saint-Estèphe. Ils relient Laujac à la route de Vertheuil, et les rues qui traversent ces lieux-dits sont la route de Lavillotte, la route de Saint-Marc, le passage de Lavillotte et la route des Pradines. Ces hameaux sont situés sur des terrains de type calcaire sableux et argilo sableux.

Laujac / Coutelin / la Mouleyre / Primoula

Laujac, situé à l’ouest de Leyssac, est un hameau situé sur des sols sableux et argilo sableux. Il est traversé par la rue de Laujac, la rue Serpentine, l’impasse Seguin, et le chemin du Poumarin. Laujac est bordé par la Mouleyre (qui signifie la meunière en occitan) et Primoula, dans lesquels passent la route de la Mouleyre et le chemin de Primoula, qui sont les rares hameaux boisés de la commune.
Coutelin est, avec l’Hôpital de Mignot, le point le plus haut de la commune. Culminant à 30 mètres, Coutelin est composé de sols calcaires de l’oligocène. La route de Coutelin relie Aillan à Cissac, en traversant la D204.

Brame Hame / La Marquette

Brame-hame signifie en occitan « qui crie famine ». Situé sur un sol de calcaires argileux et marnes, ce hameau est traversé par la rue de Brame-Hame. Celle-ci devient ensuite la rue de la Marquette, et traverse le hameau du même nom pour rejoindre Laujac. Brame-Hame et la Marquette, mis à part les deux rues sus-citées, ne comptent que le chemin de Taste et la rue du Long Regat (longue rège de vigne en occitan).

Leyssac / le Cendrayre

Leyssac est le second bourg important de la commune. Traversé par la route départementale 2, appelée ici rue du Médoc, ce hameau comprend l’impasse du bois, le chemin des terres, le chemin de Saingot, le chemin du bois de Leyssac, la rue des tilleuls, le chemin du ballon, la route de Poumeys (lieu planté de pommiers en occitan) et le chemin de la garenne. Situé sur un terroir de type graves et argilo calcaire, Leyssac est situé sur une nappe phréatique qui s’écoule en direction du Bourg.
Jadis, ils étaient les villages rivaux : chacun avait ses commerces, chacun avait son école, chacun avait son comité des fêtes, et donc sa fête du village (le 1er mai au bourg, le 15 août à Leyssac) et son bal.
Si le bourg avait son église, Leyssac avait sa chapelle, et il fut même une époque, au début du XXe siècle, où Saint-Estèphe avait deux clubs de foot : les cabernets, l’équipe paroissiale, et l’union sportive, l’équipe communale. L’une avait son terrain à Leyssac, l’autre à Saint-Estèphe.

Le Cendrayre, quant à lui, est un hameau qui se situe juste derrière Leyssac. Il comporte la route de Saint-Affrique, la route de la grazaqueyre (en occitan, endroit où se situait un étang à grenouilles –grassac= grenouille-), et l’impasse Maurice, et est constitué de sols essentiellement argilo-sableux.

L’Hôpital de Mignot

L’Hopital de Mignot est un hameau de Saint-Estèphe qui comprend la rue Marcel Verdier, la rue Edouard Dupuy et le chemin Teytaut. Situé au sud-ouest de la commune, il touche Cissac et se situe dans le prolongement du Cendrayre, juste avant Coutelin, et culmine à une hauteur de 30 mètres.
Au niveau lithologique, l’Hôpital de Mignot est situé à la jonction de nombreux terroirs différents, ce qui fait que dans le même petit hameau, on peut trouver aussi bien une formation argilo sableuse, que des marnes et argiles de l’oligocène, des calcaires en bancs massifs, des marnes et calcaires lacustres, des calcaires argileux ou des sables de fond de vallée.
Le nom de l’Hôpital de Mignot, quant à lui, proviendrait des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (qui se sont appelés par la suite ordre des chevaliers de Malte), chevaliers rivaux des Templiers. Une chapelle avait été bâtie par leurs soins (c’est d’ailleurs elle qui portait le nom d’Hôpital de Mignot), avant d’être détruite au XIXe siècle. Ils faisaient office de « secouristes » afin de venir en aide aux voyageurs qui naviguaient.

Blanquet / la Gare

Blanquet (que l’on doit, à l’origine, prononcer « Blanquett »), est situé à l’entrée du village, sur la route départementale 2 (Route de Blanquet). Ce hameau est traversé par la route de la Barreyre, la rue du Chasselas, le chemin du Mounicat et le chemin de Harinet.
Le terroir de Blanquet est constitué, à l’entrée, de calcaires argileux de l’éocène, puis de sables graveleux, et enfin de graves.
La gare, quant à elle, est désaffectée depuis plusieurs années. Le hameau de la gare comprend la rue de la gare, qui débouche sur la rd2, pour devenir de l’autre côté le chemin de Bocq.

Marbuzet / German

Marbuzet et German forment, en gros, un seul et même village, composé d’une partie « haute » (Marbuzet), et d’une partie « basse » (German). Ce hameau comporte la rue du 8 mai, la rue Mac Carthy, le chemin du bois Rousseau, le chemin de la fontaine, l’impasse German, la rue Paul Amilhat, la rue Saint Vincent, l’impasse Ginestet, la place Ginestet, et le chemin de la Prade. Marbuzet compte parmi ses attraits une magnifique fontaine en pierre, au bout du chemin de la fontaine. Le nom de Marbuzet vient très certainement du latin « marga », marne, et de « buxea », entourée de buis. Les sols de Marbuzet sont composés, en majeure partie, de graves et d’argilo-calcaire.


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