Prix littéraire Saint-Estèphe 2009

PRIX LITTERAIRE PRIX SAINT ESTEPHE 2009

Il a été présidé par un jury de lecteurs et celui-ci a rendu publique sa sélection le 20 mars 2010, au château COS LABORY à SAINT-ESTEPHE, chez Monsieur et Madame Bernard Audoy.

Ce prix littéraire a la vocation d’élire un livre français ou francophone présent lors du salon du livre de SAINT-ESTEPHE. Cela donne une continuité à « LIRE DANS LE VIGNOBLE » Un prix remis pour des auteurs qui nous ont fait confiance.

AUTEURS

ACHIROU Ismaël Patrice « NOIRS D’ICI BLANCS D’AILLEURS » éditions Ecri’mages BEAUVIEUX Renée « PASSES RECOMPOSES » éditions Vents Salés CASTETS Jean « LA CICATRICE DE L’AME » Editions des Ecrivains CORDOBA Antonio « TROIS ANDALOUS REPUBLICAINS » Cercle des écrivains DEMAISON Janicot Martine « LA FACE CACHEE DE LA DUNE » Editions Vents Salés FABRE Dominique « TRANS-PORTS » Promenades poétiques. Editions Vents Salés HOLDER Eric « Bella Ciao » Editions Le seuil LAGUETTE Didier « BRIGITTE » PENIDE Dominique « LE MURMURE DES LIVRES » Editions Vents Salés RENARD Jean « LA LISTE MORLAND » Editions Vents Salés VYNS Michel « L’OR DES RIZIERES » Editions Terre des Graves Le jury est composé de 6 personnes bénévoles, d’horizons différents qui vont examiner les 11 ouvrages donnés durant le salon du livre "LIRE DANS LE VIGNOBLE" par les auteurs et maisons d’éditions souhaitant participer à ce prix. Un compte rendu a été fait, pour chaque livre, de quelques lignes expliquant le choix, soit par le style d’écriture, l’originalité du thème, la conception du livre. Des points ont ensuite été donnés. La délibération a lieu 5 jours avant la remise des prix. Nous remercions le comité de lecture de leur participation

LES TROIS LAUREATS DU PRIX LITTERAIRE PRIX SAINT ESTEPHE 2009

ERIC HOLDER « Bella Ciao »

JEAN RENARD « La liste Morland »

DOMINIQUE PENIDE « Le murmure des livres »

Le commentaire de Dominique Pénide

« Le salon du livre de St Estephe représente pour moi un retour aux sources puisque je suis née à 20 kms de St Estephe. Je n’étais pas revenue dans le Médoc depuis vingt ans. J’ai hésité avant d’accepter pour ne pas remuer la tristesse des jours enfuis. Cette invitation m’a permis de faire un pèlerinage vers mon enfance. J’ai tout reconnu comme une évidence de ce paysage de vignes, de cette nature domestiquée par l’homme qui l’a mise en rangs parallèles (ici on dit les règes) .J’ai fixé ces lignes droites jusqu’ au vertige en me disant que j’étais bien chanceuse d’être née dans ces terres. Je ne suis pas venue en "curieuse" mais pleine d’émotions contradictoires .Ce n’était pas anodin de rencontrer des Médocains, de retrouver cet accent qui m’a bercée et que j’ai perdu. Le salon est organisé de façon très professionnelle. Martine Mandé a l’art et l’élégance d’accueillir chaque auteur comme s’il était une personne précieuse. Elle sait avec infiniment de tact nous rendre hommage Et en même temps le déjeuner qui nous réunit nous permet de nous connaître, de nous rencontrer entre "écrivants" de toutes sortes. Le repas de midi est le lieu d’échanges littéraires animés et un vin de qualité coule dans nos veines, évidemment. L’idée d’avoir créé le prix St Estephe participe à la réussite de cette journée. Je ne le dis pas parce que j’ai eu la chance et le plaisir de le recevoir mais il "pose" ce salon. Il lui donne sa spécificité et un impact véritable. Ce prix, par le prestige de son nom, est un cadeau empreint d’une gloire contagieuse. Pour ma part, je l’ai reçu avec une émotion très singulière, qui tient à mon histoire avec cette région. C’était un peu comme si mon passé venait féliciter la petite Médocaine que j’étais d’avoir su mener jusqu’au bout ce désir précoce d’écrire. Je suis donc très heureuse de pouvoir me vanter de ce prix auprès des miens qui savent ce qu’il représente. Mon roman primé "Le murmure des livres" Ce roman se passe à Bordeaux et dans le Médoc. Il est bâti autour d’une femme qui est en recherche de son identité et de ses racines et qui reviendra jusqu’au fond de ce Médoc pour retrouver son origine. Cette femme est veuve et mère de quatre adolescents difficiles et il est aussi question de la transmission entre les générations de l’histoire familiale même si elle comporte des secrets. En même temps que le prix, j’ai reçu six bouteilles du vin des hectares municipaux (si j’ose dire).Je les ai dégustées avec des réminiscences gustatives et sentimentales. Ma madeleine de Proust se situe plutôt dans un verre à pied. Je reviendrai à ce salon que je sens bien installé dans le futur aussi longtemps que l’on m’y invitera. »

Les commentaires de Jean Renard

« Le deuxième salon du livre du 11 octobre dernier, à St Estèphe, me reste comme une date majeure parmi celles qui ponctuent mon itinéraire d’auteur, au même titre que ma rencontre avec Patrick Olaya ou la découverte de la maquette de mon premier roman : "La liste Morland".

En effet, ce salon qui s’est déroulé quatre mois après la sortie du livre, a été pour moi la première occasion de rencontrer mes lecteurs, de partager mon amour de la lecture et de leur faire part de mon plaisir d’écrire.

Quel bonheur, dans ces circonstances d’avoir pu partager ces instants à la fois espérés et redoutés, dans le cadre de ce salon où l’accueil de Martine Mandé et de toute son équipe a su désamorcer mes inquiétudes et favoriser les échanges avec les officiels, les lecteurs et l’ensemble des autres participants. La convivialité de la salle, le professionnalisme de Martine n’ont eu d’égal que l’excellence des millésimes qui ont accompagné un déjeuner fort sympathique lui aussi, occasion complémentaire de nouer le contact avec les convives et de comprendre un peu mieux ce qu’est pour chacun, l’acte d’écriture.

Au delà de l’aspect festif de cette journée, la dimension principale de cet évènement a été de fédérer la rencontre d’invités d’honneur prestigieux, et d’auteurs régionaux en devenir, de fusionner les plaisirs du livre avec ceux des grands vins du Médoc et de concilier les arts de la table et ceux de la photographie ou de la peinture.

Le prix littéraire décerné dans le prolongement du salon et qui prend en compte chaque ouvrage n’est pour moi, en cette soirée d’octobre qu’une récompense aussi lointaine qu’inaccessible. Sans doute n’avais je pas compris à quel point ce prix, tout comme le salon lui-même pouvait être un tremplin pour chacun de ses participants.

Inutile bien sûr de dire à quel point l’obtention du prix St Estèphe 2010 a provoqué une immense bouffée de bonheur et de fierté après toutes les angoisses et tous les doutes qui ont jalonné l’écriture et l’édition de "La liste Morland". Que dire de plus, sinon que j’attends avec impatience le 10/10/2010, pour goûter à nouveau tous les plaisirs que nous offre St estèphe et son salon. »


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