Un peu d’histoire

Saint-Estèphe jusqu’au 13ème siècle.

On sait que notre commune a été occupée dès l’époque du Bronze moyen (-3500av. JC), et qu’elle aurait eu une intense activité métallurgique entre -1800 et -1200 av. JC, car elle était pourvue d’abris sur le fleuve qualifiés de « sûrs », mais aussi parce qu’une intense forêt de feuillus alimentait en bois de chauffe les stéphanois d’alors.

Entre -750 et -56 av. JC, à l’âge du fer, Saint Estèphe abritait un important gisement de minerai de fer, au lieu dit l’Hereteyre. Ce mot signifie d’ailleurs terre de fer en gascon ancien.

C’est à cette époque, vers -300 av. JC, que le vin apparaît dans le Médoc en général, et sur ce qui deviendra Saint Estèphe en particulier. Après avoir fait la connaissance de ce nectar venu de Rome et de la Province de Narbonne, la vigne commencera a être exploitée à l’époque gallo-romaine, sous l’impulsion des Gaulois et des Médullis (la peuplade autochtone, d’origine non celtique)

De nombreux vestiges gallo-romains, dont certains se rapportant au vin, ont été découverts à Aillan, Cos, l’Hôpital de Mignot, Montrose ou au Bourg, notamment des vases, des tuiles, des pièces, des haches, etc.

L’occupation des sols de l’époque romane continuera sur la voie ouverte à l’époque gallo-romaine : la maîtrise de l’environnement étant très ancienne, Saint Estèphe ne sera donc pas un territoire de conquête. L’arrivée de la chrétienté restera elle aussi dans la continuité de l’existant : la présence d’une ancienne église romane, datant du 9e au 12e siècle, renforce cette liaison et en est le plus bel exemple.

Le 13e siècle sera une époque importante pour l’histoire de la commune. C’est à partir de cette date que Saint Esteve de Calones (l’ancien nom du village) deviendra la cure annexe de l’archiprêtré de Lesparre, dirigée par Gui Martin de Saint Estèphe, seigneur de Calon. Saint Estèphe commence également à être connu à cette époque pour la ricchesse de son terroir planté de « bonnes vignes ». Celles-ci rapportent déjà beaucoup plus que le grain qui reste souvent partout ailleurs la production majoritaire (on sait qu’au 17e et 18e siècle, la dîme de Saint Estèphe est de loin la plus importante de tout le Médoc).

JPG à cette époque Saint Estèphe est gérée par le Seigneur de Calon, on sait que se trouvent sur la commune d’autres notables pour le seconder, à savoir la seigneurie de Blanquet, et la seigneurie vassale de Lassale de Pez, fief de prévôt.

Le 13e siècle verra aussi la fondation de l’Hôpital de Mignot par la Commanderie Hospitalière de Saint Jean de Jérusalem.

Deux églises, en plus de l’église du Bourg, se trouvaient alors sur le territoire de la commune : Notre-Dame-Entre-Deux-Arcs et Notre-Dame-de-Couleys. Proches de la rivière, elles étaient, semble-t-il, toutes deux des lieux de prière à priori importants. Si l’on sait que Notre-Dame-Entre-deux-Arcs était située sur l’actuel port de Saint Estèphe et qu’elle s’est écroulée en 1704 et fut remplacée par une chapelle, on ignore par contre totalement où pouvait se situer Notre-Dame-de-Couleys, cette église reste l’un des mystères de la commune.


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